Le cas du "K"
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Le cas du "K"
Boujou.
Il est une lettre qui pour des raisons de "modernité" et d'unification a disparue de notre langue écrite Normande (voir Lechanteur): cette lettre c'est le "K".
Ainsi quand au 12ème siècle notre poète Robert Wace écrit:
"Ki del lignage Roul naski" ..."Qui de ce lignage Rollon naquit" en français, on voit bien l'utilisation permanente de ce "K" (pour Ke, Ki, Koi ...etc).
C'est pourquoi je suis pour le retour de ce "K" dans l'écrit (cela ne changeant rien à l'oral!!) et ceci pour 2 raisons:
1: Pour celle illustrée plus haut avec Wace.. c'est à dire pour le rapprochement avec notre Normand (certains diront Anglo Normand) d'un certain age d'or.
2: pour le rapprochement avec les origines Scandinaves (disons Norroises dans ce cas précis!). Un simple petit exemple:
Le mot "Poki" (du Norrois) est devenu "Pouque" en Normand (un sac en français) ou "Pouche" en Normand dit Méridional... Wace lui aurait écrit "Pouke". Ainsi le "K" est il présent tout au long de la génèse de la Normandie... des 9ème au 13ème siècles.... pourquoi rayer cela de notre mémoire?
Voila! Je pense que vous comprenez mon intention!!! Alors chers amis utilisons le "K".
Il est une lettre qui pour des raisons de "modernité" et d'unification a disparue de notre langue écrite Normande (voir Lechanteur): cette lettre c'est le "K".
Ainsi quand au 12ème siècle notre poète Robert Wace écrit:
"Ki del lignage Roul naski" ..."Qui de ce lignage Rollon naquit" en français, on voit bien l'utilisation permanente de ce "K" (pour Ke, Ki, Koi ...etc).
C'est pourquoi je suis pour le retour de ce "K" dans l'écrit (cela ne changeant rien à l'oral!!) et ceci pour 2 raisons:
1: Pour celle illustrée plus haut avec Wace.. c'est à dire pour le rapprochement avec notre Normand (certains diront Anglo Normand) d'un certain age d'or.
2: pour le rapprochement avec les origines Scandinaves (disons Norroises dans ce cas précis!). Un simple petit exemple:
Le mot "Poki" (du Norrois) est devenu "Pouque" en Normand (un sac en français) ou "Pouche" en Normand dit Méridional... Wace lui aurait écrit "Pouke". Ainsi le "K" est il présent tout au long de la génèse de la Normandie... des 9ème au 13ème siècles.... pourquoi rayer cela de notre mémoire?
Voila! Je pense que vous comprenez mon intention!!! Alors chers amis utilisons le "K".
Re: Le cas du "K"
Salut!
Alors moi je m'appelle alex, je viens de Lyon et je parle l'arpitan (aussi connu sous le nom "francoprovençal") et je suis linguiste de formation.
Je m'intéresse beaucoup aux langues, en particulier celles qui sont "politiquement" en danger (pas besoin d'explications sur le jacobinisme ici, je pense).
C'est à la fois en tant que linguiste et militant pour le relancement de ma langue (et par solidarité de toutes les langues oppressées du monde) que je viens apporter mon soutient non-seulement à votre lutte, mais aussi pour l'utilisation du K, qui me semble être, comme l'a bien montré LORD, d'une grande logique.
En effet, si on regarde à un niveau plus "profond" de la langue, les locuteurs se rendent bien compte que "là où on dit X, ils toujours disent Y". C'est donc qu'il y a une structure qui soustend en background dans la langue...
C'est pourquoi je pense que l'utilisation de ce K est non seulement géniale au niveau de la graphie (ça unit la graphie sans que ça soit pour autant au détriment de la prononciation), mais en plus, sur le plan de la revendication, ça permet de créer une distance avec le français qui voudrait tant que toutes nos langues ne soient que des "vulgaires déformations locales de cette langue si pure qu'est le français" (eurk, jacobinisme on aura ta peau). Ainsi, vu la fréquence du K en français (quelques mots qui se courent après), introduire un K dans la graphie va non seulement permettre de "marquer" la distinction d'avec le français, mais en plus de revendiquer l'origine noroise de votre langue.
De plus, si cet graphie est utilisée dans des textes anciens, c'est encore mieux!
Parce qu'il est important qu'à l'écrit aussi, la différence d'avec le français soit bien marquée...
Par exemple, en ce qui concerne ma langue, un linguiste a "inventé" une graphie tellement proche du français qu'on dirait que c'est du français avec des accents circonflexes un peu par tout, et en reprenant les stupidités orthographiques du français (les X du pluriel, entre autre).
Une langue dont l'orthographe serait trop proche du français ne ferait que légitimer tous les aprioris balancés par ces fascistes de jacobins (pour moi, le jacobinisme est un fascisme).
voilà,
à bon entendeur
et bonne chance pour votre langue, votre culture, et votre lutte
Normandie et Arpitanie indépendantes!!!!
Un même ennemi, une même lutte! SOLIDARITÉ!
Alors moi je m'appelle alex, je viens de Lyon et je parle l'arpitan (aussi connu sous le nom "francoprovençal") et je suis linguiste de formation.
Je m'intéresse beaucoup aux langues, en particulier celles qui sont "politiquement" en danger (pas besoin d'explications sur le jacobinisme ici, je pense).
C'est à la fois en tant que linguiste et militant pour le relancement de ma langue (et par solidarité de toutes les langues oppressées du monde) que je viens apporter mon soutient non-seulement à votre lutte, mais aussi pour l'utilisation du K, qui me semble être, comme l'a bien montré LORD, d'une grande logique.
En effet, si on regarde à un niveau plus "profond" de la langue, les locuteurs se rendent bien compte que "là où on dit X, ils toujours disent Y". C'est donc qu'il y a une structure qui soustend en background dans la langue...
C'est pourquoi je pense que l'utilisation de ce K est non seulement géniale au niveau de la graphie (ça unit la graphie sans que ça soit pour autant au détriment de la prononciation), mais en plus, sur le plan de la revendication, ça permet de créer une distance avec le français qui voudrait tant que toutes nos langues ne soient que des "vulgaires déformations locales de cette langue si pure qu'est le français" (eurk, jacobinisme on aura ta peau). Ainsi, vu la fréquence du K en français (quelques mots qui se courent après), introduire un K dans la graphie va non seulement permettre de "marquer" la distinction d'avec le français, mais en plus de revendiquer l'origine noroise de votre langue.
De plus, si cet graphie est utilisée dans des textes anciens, c'est encore mieux!
Parce qu'il est important qu'à l'écrit aussi, la différence d'avec le français soit bien marquée...
Par exemple, en ce qui concerne ma langue, un linguiste a "inventé" une graphie tellement proche du français qu'on dirait que c'est du français avec des accents circonflexes un peu par tout, et en reprenant les stupidités orthographiques du français (les X du pluriel, entre autre).
Une langue dont l'orthographe serait trop proche du français ne ferait que légitimer tous les aprioris balancés par ces fascistes de jacobins (pour moi, le jacobinisme est un fascisme).
voilà,
à bon entendeur
et bonne chance pour votre langue, votre culture, et votre lutte
Normandie et Arpitanie indépendantes!!!!
Un même ennemi, une même lutte! SOLIDARITÉ!
Re: Le cas du "K"
Boujou.
Seye eul ben'v'nu ein'ce fourom Alesk.
Oui tu as plus que raison... et c'est d'ailleurs je pense ce que tu as clairement développé face à mon "appel" à l'utilisation du "K". Cette lettre est peut être un détail mais c'est à mon avis d'une importance cruciale.... alors faisons des "fautes" d'orthographe... soyons en vie koi!!!
Seye eul ben'v'nu ein'ce fourom Alesk.
Oui tu as plus que raison... et c'est d'ailleurs je pense ce que tu as clairement développé face à mon "appel" à l'utilisation du "K". Cette lettre est peut être un détail mais c'est à mon avis d'une importance cruciale.... alors faisons des "fautes" d'orthographe... soyons en vie koi!!!
Re: Le cas du "K"
Comme je l'ai souvent revendiqué, pourquoi ne pas ré-introduire l'apprentissage du vieu norrois et/ou de l'Islandais (Forme actuelle de langue la plus priche du vieu norrois, 1ère langue de la Normandie. D'ailleurs les Islandais peuvent lirent des écrits en vieux norrois du IXème siècle jusqu'au moyen-âge sans difficultées) dans nos écoles et nos institutions ?
Je fais moi du même du Norvégien et il faut dire que malgré les apriori, les langues nordiques ne sont absolument pas compliqués et même bien plus facile orthographiquement que la majorité des langues (dont le Français). D'ailleurs, dans le norvégien on ressent clairement la ressemblance avec l'Anglais. D'où vient cette ressemblance ? Et bien messieurs passez par la case Normandie
C'est quand même incroyable d'avoir une culture aussi riche que la notre et de ne pas pouvoir la promouvoir a part nos pommes, nos vaches, nos plages et nos haras ...........
Nous devons nous réunir auprès d'une vrai langue, sans biensûr oublier nos patois (qui d'ailleurs doivent être protégés et enseignés !). Cette langue, si elle était Islandaise, Danoise, Norvégienne ou Norroise, nous éloigneraient singulièrement de la France ! regradez les Bretons, 50% de leurs succès culturel vient de leur langue unique !
Réunissons linguistes et experts, adoptons une langues scandinaves, ou le vieux norrois, ou ré-inventons notre propre langue dans un genre de néonormand nordique !!
Amicalement.
Jarl.
Je fais moi du même du Norvégien et il faut dire que malgré les apriori, les langues nordiques ne sont absolument pas compliqués et même bien plus facile orthographiquement que la majorité des langues (dont le Français). D'ailleurs, dans le norvégien on ressent clairement la ressemblance avec l'Anglais. D'où vient cette ressemblance ? Et bien messieurs passez par la case Normandie
C'est quand même incroyable d'avoir une culture aussi riche que la notre et de ne pas pouvoir la promouvoir a part nos pommes, nos vaches, nos plages et nos haras ...........
Nous devons nous réunir auprès d'une vrai langue, sans biensûr oublier nos patois (qui d'ailleurs doivent être protégés et enseignés !). Cette langue, si elle était Islandaise, Danoise, Norvégienne ou Norroise, nous éloigneraient singulièrement de la France ! regradez les Bretons, 50% de leurs succès culturel vient de leur langue unique !
Réunissons linguistes et experts, adoptons une langues scandinaves, ou le vieux norrois, ou ré-inventons notre propre langue dans un genre de néonormand nordique !!
Amicalement.
Jarl.
Re: Le cas du "K"
LORD a écrit:Seye eul ben'v'nu ein'ce fourom Alesk.
Jarl a écrit:Comme je l'ai souvent revendiqué, pourquoi ne pas ré-introduire l'apprentissage du vieu norrois et/ou de l'Islandais (Forme actuelle de langue la plus priche du vieu norrois, 1ère langue de la Normandie. D'ailleurs les Islandais peuvent lirent des écrits en vieux norrois du IXème siècle jusqu'au moyen-âge sans difficultées) dans nos écoles et nos institutions ?
Jarl a écrit:Je fais moi du même du Norvégien et il faut dire que malgré les apriori, les langues nordiques ne sont absolument pas compliqués et même bien plus facile orthographiquement que la majorité des langues (dont le Français). D'ailleurs, dans le norvégien on ressent clairement la ressemblance avec l'Anglais. D'où vient cette ressemblance ? Et bien messieurs passez par la case Normandie
effectivement, l'écriture du français, c'est vraiment de la merde... C'est tout noyauté par des pseudo-intellectuels autoproclamés qui gagnent leur pension à empêcher toute évolution de la langue française et à édicter des règles pour tout compliquer (expliquez moi pourquoi "charrette" mais "chariot")
Jarl a écrit:Nous devons nous réunir auprès d'une vrai langue, sans biensûr oublier nos patois (qui d'ailleurs doivent être protégés et enseignés !).
alors là, je ne te suis plus
les patois (eurk je déteste ce mot) sont de VRAIES langues...
le fait de dire que ce ne sont pas des langues contribut au jacobinisme dont le but est de persuader les habitants de parler le français (et ça semble malheureusement en bonne passe)
Jarl a écrit:Cette langue, si elle était Islandaise, Danoise, Norvégienne ou Norroise, nous éloigneraient singulièrement de la France ! regradez les Bretons, 50% de leurs succès culturel vient de leur langue unique !
là je suis encore pas d'accord.
sur le plan purement linguistique, le castillan, le portugais et le galicien sont considérés comme 3 dialecte d'un seul et même système linguistique ibérique. C'est pas pour autant que politiquement, il n'existe aucune reconnaissance de ces langues malgré la faible distance qu'il existe entre elles...
Jarl a écrit:Réunissons linguistes et experts, adoptons une langues scandinaves, ou le vieux norrois, ou ré-inventons notre propre langue dans un genre de néonormand nordique !!
Sur le plan linguistique, ça peut être une expérience très marrante...
Après, je ne sais pas si la réintroduction du vieux norrois (ou d'une langue réinventée) est une bonne chose... Déjà, cette langue est éteinte depuis bien longtemps, et ensuite, le normand actuel est issu d'un long processus d'évolution, prenant en compte un très grand nombre de facteurs (par exemple, il s'agissait d'une invasion principalement masculine, une partie de la population locale était déjà latinisée, etc...)
Une solution en revanche pourrait être l'uniformisation du normand sur le même principe de la langue basque unifiée (euskara batua)
À la fin de la dictature de Franco, seulement 5% des basques parlaient encore le basque (des vieux pour la plupart) car les langues régionales étaient interdites. Le basque était alors morcelé en une vingtaine de dialectes difficilement intercompréhensibles, et possédaient beaucoup d'empruns français et espagnols.
Afin de créer une langue unique, des linguistes de tout le pays basque se sont réunis pour proposer une langue qui possède:
- une orthographe super simple (on entend ce qu'on écrit et on écrit ce qu'on entend: 1 son = 1 lettre)
- une écriture et une grammaire unique à toute la langue
- la réintroduction de très anciens mots oubliés
- la création d'outils qui permettent de dériver des mots facilement, et ainsi créer un nouveau vocabulaire sans avoir à "prendre" un mot aux autres langues à chaque fois. exemple: "Téléphone", se dit
"urrutizkin", de "urrun"
(loin), "hitz" (mot, parole) et le
suffixe "-KIN" (agent, outil, etc.) = objet pour parler au loin...
Ainsi, aujourd'hui, 85% des personnes vivant au pays basque (c'est à dire 100% des basques + beaucoup de non-basques) parlent le basque. alors que la langue était assez proche de l'extinction il y a une quarantaine d'années... aujourd'hui, elle est la langue maternelle de tous les enfants basques, et le nombre de locuteur est en constante augmentation.
C'est, je pense, le meilleur moyen qu'on puisse donner à une langue lorsqu'elle frôle l'extinction.
Pour ce qui concerne le normand, si vous envisagez quelque chose, allez y dans ce même sens:
- simplicité orthographique (se débarasser des accents, des digraphes etc...)
- grammaire unique
- retrouver des mots très anciens oubliés qui viennent du vieux norrois
- profiter du côté germanique de la langue pour la doter d'outils de dérivation aussi performant que dans les langues germaniques...
enfin, ce n'est qu'une proposition
Re: Le cas du "K"
Jarl a écrit:Comme je l'ai souvent revendiqué, pourquoi ne pas ré-introduire l'apprentissage du vieux norrois et/ou de l'Islandais (Forme actuelle de langue la plus priche du vieu norrois, 1ère langue de la Normandie.
D'une part le Norrois n'est pas la 1ère langue de Normandie, c'était une des langues usité. Et d'autre part en moins de 2 générations les Danois ont totalement laissé tomber le Norrois pour "créer" le Normand, c'est à dire cette langue d'oil transformée par les apports du Norrois.
Faire du Norrois une langue "nationale" de la Normandie équivaudrait à rejeter les "dialectes" de l'Italie (dialectes devenus des langues) pour réintroduire le latin (toutes proportions gardées of course!).
Obligeons déja l'utilisation du (plutôt des!!) parlé Normand dans les écoles... c'est une route déja bien longue!!!
Re: Le cas du "K"
alesk a écrit:Pour ce qui concerne le normand, si vous envisagez quelque chose, allez y dans ce même sens:
- simplicité orthographique (se débarasser des accents, des digraphes etc...)
- grammaire unique
- retrouver des mots très anciens oubliés qui viennent du vieux norrois
- profiter du côté germanique de la langue pour la doter d'outils de dérivation aussi performant que dans les langues germaniques...
enfin, ce n'est qu'une proposition
Non c'est une très bonne solution. Il y a d'ailleurs déja l'asso "Magène" qui fonctionne dans ce sens. Le seul problème est que leur version n'est quasiment basée que sur le parler du Cotentin et coupe la Normandie en deux parties (Nord et Sud) avec cette "fameuse" ligne de Joret. Mais sinon leur travail est plus que louable.
Si tu as le temps (et/ou l'envie!) va faire un tour sur le site de Magène et donne nous ton avis!!
http://magene.chez-alice.fr/
Re: Le cas du "K"
Bon, je voudrais donner mon avis sur les points suivants :
1- Faut-il créer une langue normande artificiellement ?
2- Faut-il apprendre le norrois ?
3- Le norrois est-il la première langue de Normandie ?
I) Malgrès le respect que j'ai pour les langues artificielles, il est, à mon avis, impenssable de créer une langue à des fins culturelles ou identitaires... L'hébreux et le nynorsk, ne sont pas des conlangues, par exemple...
C'est une affaire de légitimité : il y a des miliers de possibilités de conlangues pouvant avoir un air "normand", mais aucune ne serait capable de fédérer le peuple normand, puisque chacun voudrais aussi imposer sa propre langue construite...
De plus, et c'est le principal, l'identité normande n'est pas quelque chose d'artificiel. Il n'y a aucun besoin de "créer" une langue pour représenter l'identité normande... Je dirais même que c'est qelque chose qui est carrélement hors de question...
II) Faut-il apprendre le norrois ? d'abord, on ne peux pas imposer la langue d'une minorité à tout un peuple...
Mais je voudrais surtout revenir sur le type de norrois... Je ne pense pas qu'il soit justifié d'apprendre le vieil islandais : il ne s'agit pas du tout du dialecte parlé en Normandie au 9è siècle. Pourquoi apprendre des langues qui viennent d'ailleurs alors qe l'on est dans la possibilité de retrouver la forme dialectale employée en Normandie ?
C'est d'ailleurs la dessus que je travaille, phonème par phonème...
III) Le norrois n'est absolument pas la 1ère langue de Normandie : les scandinave n'étaient qu'une petite minorité... En revance, il est tout aussi erroné de dire que le norrois s'est éteint en moins de deux générations. On sait qu'il a été parlé au moins jusqu'au 11è siècle, et pour le reste, on ne sait pas ! (c'est a chose la plus scientifque et objective qe l'on puisse dire...). Mais il faut aussi dire que les saxons ont vécus très longtemps en Normandie et que leur langue n'était pas bien différente du norrois...
Mas je voudrais surtout faire part d'une observation qui pourrait même ouvrir vers un autre sujet : existe-t-il une ou deux identités normandes ? On voit bien que certains se sentent beacoup plus attchés aux racines scandinaves qu'à la Normandie ducale même... Ainsi, la fusion entre neustriens et "neustro-norrois" est-elle complête aujourd'hui ? Ou bien les norrois forment-ils encore une minorité de Normandie, et ce malgré d'importants mélanges et un métissage des deux identités ?
1- Faut-il créer une langue normande artificiellement ?
2- Faut-il apprendre le norrois ?
3- Le norrois est-il la première langue de Normandie ?
I) Malgrès le respect que j'ai pour les langues artificielles, il est, à mon avis, impenssable de créer une langue à des fins culturelles ou identitaires... L'hébreux et le nynorsk, ne sont pas des conlangues, par exemple...
C'est une affaire de légitimité : il y a des miliers de possibilités de conlangues pouvant avoir un air "normand", mais aucune ne serait capable de fédérer le peuple normand, puisque chacun voudrais aussi imposer sa propre langue construite...
De plus, et c'est le principal, l'identité normande n'est pas quelque chose d'artificiel. Il n'y a aucun besoin de "créer" une langue pour représenter l'identité normande... Je dirais même que c'est qelque chose qui est carrélement hors de question...
II) Faut-il apprendre le norrois ? d'abord, on ne peux pas imposer la langue d'une minorité à tout un peuple...
Mais je voudrais surtout revenir sur le type de norrois... Je ne pense pas qu'il soit justifié d'apprendre le vieil islandais : il ne s'agit pas du tout du dialecte parlé en Normandie au 9è siècle. Pourquoi apprendre des langues qui viennent d'ailleurs alors qe l'on est dans la possibilité de retrouver la forme dialectale employée en Normandie ?
C'est d'ailleurs la dessus que je travaille, phonème par phonème...
III) Le norrois n'est absolument pas la 1ère langue de Normandie : les scandinave n'étaient qu'une petite minorité... En revance, il est tout aussi erroné de dire que le norrois s'est éteint en moins de deux générations. On sait qu'il a été parlé au moins jusqu'au 11è siècle, et pour le reste, on ne sait pas ! (c'est a chose la plus scientifque et objective qe l'on puisse dire...). Mais il faut aussi dire que les saxons ont vécus très longtemps en Normandie et que leur langue n'était pas bien différente du norrois...
Mas je voudrais surtout faire part d'une observation qui pourrait même ouvrir vers un autre sujet : existe-t-il une ou deux identités normandes ? On voit bien que certains se sentent beacoup plus attchés aux racines scandinaves qu'à la Normandie ducale même... Ainsi, la fusion entre neustriens et "neustro-norrois" est-elle complête aujourd'hui ? Ou bien les norrois forment-ils encore une minorité de Normandie, et ce malgré d'importants mélanges et un métissage des deux identités ?
"La Normandie n'a pas de papiers. Elle n'existe que si à chaque génération, des hommes se reconnaissent Normands. A cette heure, des enfants naissent en Normandie. Seront-ils Normands ? Nul ne le sait. A chacun, l'âge venu : la découverte, ou l'ignorance !" Morvan Lebesque (revisité)
Re: Le cas du "K"
Boujou.
Complètement d'accord avec toi sur les deux premiers points.
Une petite question: ton travail va t-il vers la "création" d'une langue Normande unique (ou unifiée) ou vers un principe de mise en "territoire" des différentes langues (ou variantes) qui peuvent composées le Normand?
Pour ce qui est de cette histoire de "deux générations" cela se situe au niveau de l'état quand il a fallu aux descendants de Rollon apprendre le Norois tous s'appercurent que plus personnes ne le parlait dans ce que l'on peu nommer aujourd'hui la haute Normandie et qu'il a fallu aller sur Bayeux pour recevoir un enseignement car dans cette région le Norrois n'avait pas encore disparu (et probablement aussi dans le nord Cotentin).
D'ailleurs Camille Mauclair note en 1930 dans son livre "la Normandie".... "certains mots et certaines expressions des gens en campagne autour de Bayeux rappellent étrangement le vieux parlé Scandinaves".
Complètement d'accord avec toi sur les deux premiers points.
Une petite question: ton travail va t-il vers la "création" d'une langue Normande unique (ou unifiée) ou vers un principe de mise en "territoire" des différentes langues (ou variantes) qui peuvent composées le Normand?
Pour ce qui est de cette histoire de "deux générations" cela se situe au niveau de l'état quand il a fallu aux descendants de Rollon apprendre le Norois tous s'appercurent que plus personnes ne le parlait dans ce que l'on peu nommer aujourd'hui la haute Normandie et qu'il a fallu aller sur Bayeux pour recevoir un enseignement car dans cette région le Norrois n'avait pas encore disparu (et probablement aussi dans le nord Cotentin).
D'ailleurs Camille Mauclair note en 1930 dans son livre "la Normandie".... "certains mots et certaines expressions des gens en campagne autour de Bayeux rappellent étrangement le vieux parlé Scandinaves".
Re: Le cas du "K"
Oui, en haute-Normandie, le norrois a disparu plus vite, mais on ne peut donc pas dire pour autant que le norrois n'a survécu que deux générations...
Qu'entends-tu par "mise en territoire" ?
Au sujet du cas, je suis aussi de l'avis qu'il faut l'employer dans la langue écrite. J'y vois trois raisons principales :
1- C'est proche de l'ancienne graphie (même des quelques siècles précédants)
2- C'est étymologiquement plus proche du latin (ex : historica > hostirique... allez savoir pourquoi...)
3- Ca respecte le concept de UN graphème pour Un phonème.
Qu'entends-tu par "mise en territoire" ?
Au sujet du cas, je suis aussi de l'avis qu'il faut l'employer dans la langue écrite. J'y vois trois raisons principales :
1- C'est proche de l'ancienne graphie (même des quelques siècles précédants)
2- C'est étymologiquement plus proche du latin (ex : historica > hostirique... allez savoir pourquoi...)
3- Ca respecte le concept de UN graphème pour Un phonème.
"La Normandie n'a pas de papiers. Elle n'existe que si à chaque génération, des hommes se reconnaissent Normands. A cette heure, des enfants naissent en Normandie. Seront-ils Normands ? Nul ne le sait. A chacun, l'âge venu : la découverte, ou l'ignorance !" Morvan Lebesque (revisité)
Re: Le cas du "K"
Salut Enguehard.
Franchement je suis dans l'attente du résultat de ton travail.... as tu des prévisions et autres infos sur ce que tu fais??
Franchement je suis dans l'attente du résultat de ton travail.... as tu des prévisions et autres infos sur ce que tu fais??
Re: Le cas du "K"
Enguehard a écrit:Qu'entends-tu par "mise en territoire" ?
Non je voulais juste savoir si tu travaillais sur une langue Normande disons générique (unique pour tout le territoire Normand.... réunifié
Re: Le cas du "K"
En quelque sorte, ni l'un ni l'autre...
Je cherche un systême graphique qui unifierait la langue tout en préservant sa pluralité régionale...
Par exemple, pour une phrase comme "le chien qui boit" (même si je dirait plus qui "tute").
On a entre autres :
Lé quyin qui beit [le,t?ʃit?ɕi'bɛ]
El quin qui bait [əl,t?ɕît?ɕi'bɛ]
El kin qui bait [əl,kîki'bɛ]
El tchi tchi beit [el,t?ʃit?ʃibɛj]
Mais à chaque fois, on retrouve la même structure phonologique, soit :
/lə kjî ki bei(t)/
Et la même structure morphologique :
{lə}{kjî}{ki}{bei}{t}
On pourrait donc proposer la graphie (très proche de l'alphabet phonétique international) suivante :
Le kyin ki beit
Je cherche un systême graphique qui unifierait la langue tout en préservant sa pluralité régionale...
Par exemple, pour une phrase comme "le chien qui boit" (même si je dirait plus qui "tute").
On a entre autres :
Lé quyin qui beit [le,t?ʃit?ɕi'bɛ]
El quin qui bait [əl,t?ɕît?ɕi'bɛ]
El kin qui bait [əl,kîki'bɛ]
El tchi tchi beit [el,t?ʃit?ʃibɛj]
Mais à chaque fois, on retrouve la même structure phonologique, soit :
/lə kjî ki bei(t)/
Et la même structure morphologique :
{lə}{kjî}{ki}{bei}{t}
On pourrait donc proposer la graphie (très proche de l'alphabet phonétique international) suivante :
Le kyin ki beit
"La Normandie n'a pas de papiers. Elle n'existe que si à chaque génération, des hommes se reconnaissent Normands. A cette heure, des enfants naissent en Normandie. Seront-ils Normands ? Nul ne le sait. A chacun, l'âge venu : la découverte, ou l'ignorance !" Morvan Lebesque (revisité)
Re: Le cas du "K"
Boujou.
Ton approche me semble en effet la meilleure!
Mais j'ai un p'tit doute quant aux articles! Non pas que le "lé" ou le "el" soient erronés (loin s'en faut) mais dans le parlé il me semble qu'il y manque le "eul" à mon avis beaucoup plus fréquent que le "el".. mais je me trompes peut être!!!
Ton approche me semble en effet la meilleure!
Mais j'ai un p'tit doute quant aux articles! Non pas que le "lé" ou le "el" soient erronés (loin s'en faut) mais dans le parlé il me semble qu'il y manque le "eul" à mon avis beaucoup plus fréquent que le "el".. mais je me trompes peut être!!!
Re: Le cas du "K"
En fait, il faut faire la part des choses...
Phonologiquement, il s'agit d'un /le/...
Mais sa prononciation diffère selon son environnement :
1- devant une consonne, il se prononce [əl] (soit "eul")
2- devant une voyelle, il se prononce [l]
En réalité, le phonème /e/ n'est pas réellement une voyelle, il s'agit d'une sorte de vide phonologique qui correspond au "e muet" du français...
Après, celà dépend des parlers... Il me semble que beaucoup de locuteurs du cotentin ou des îles anglo-normande le réalise de la mannière suivante :
1- devant une consonne, il se prononce [le] (soit "lé")
2- devant une voyelle, il se prononce [l]
Pour la phrase citée en exemple : Le kyin ki beit
personnellement, je prononce [əl,t?ʃit?ɕi'bej], soit eul tschi tchi béye
Phonologiquement, il s'agit d'un /le/...
Mais sa prononciation diffère selon son environnement :
1- devant une consonne, il se prononce [əl] (soit "eul")
2- devant une voyelle, il se prononce [l]
En réalité, le phonème /e/ n'est pas réellement une voyelle, il s'agit d'une sorte de vide phonologique qui correspond au "e muet" du français...
Après, celà dépend des parlers... Il me semble que beaucoup de locuteurs du cotentin ou des îles anglo-normande le réalise de la mannière suivante :
1- devant une consonne, il se prononce [le] (soit "lé")
2- devant une voyelle, il se prononce [l]
Pour la phrase citée en exemple : Le kyin ki beit
personnellement, je prononce [əl,t?ʃit?ɕi'bej], soit eul tschi tchi béye
"La Normandie n'a pas de papiers. Elle n'existe que si à chaque génération, des hommes se reconnaissent Normands. A cette heure, des enfants naissent en Normandie. Seront-ils Normands ? Nul ne le sait. A chacun, l'âge venu : la découverte, ou l'ignorance !" Morvan Lebesque (revisité)
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