Le retour de Mme Le Brethon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le retour de Mme Le Brethon

Message par LORD le Sam 31 Mai - 11:03

Boujou.

Interview de Mme Le Brethon dans Ouest-France où elle résume une fois encore son opposition à la réunification de la Normandie par le simple fait que les fonctionnaires y perdraient des emplois!!! Si c'est pas petit et mesquin ça!!... et en plus elle préfère parler de fusion régionale plutôt que de réunification!! affraid

" Qu'êtes-vous devenue depuis deux mois ?

J'ai fait plusieurs choses et mené ma mission d'inspectrice générale de l'enseignement. J'ai bien vécu avec la ville, on m'a vu à différents endroits. Puis j'ai pris le temps de réfléchir, analyser le résultat des élections, savoir comment faire pour l'avenir.

On vous a vu au conseil d'administration du Mémorial, auprès du Ministre Xavier Bertrand...

Je n'ai pas participé aux trois conseils municipaux, car il ne s'agissait que de désignations, pas de débats. Mais j'ai un engagement politique et ma priorité va toujours à Caen et aux Caennais. Certains sujets d'actualité m'obligent aussi à m'exprimer : on ne parle plus de réunification mais de fusion régionale. Il est indispensable de maintenir Caen comme capitale régionale. Une question cruciale, car du jour au lendemain le risque est de perdre 4 500 emplois. Et ça, je suis la seule à le dire.

C'est-à-dire ?

Il ne peut y avoir deux directions régionales. 2 500 emplois directs sont concernés, plus 2 000 liés. Cela toucherait aussi l'enseignement, la justice, beaucoup de domaines. On est dans une démarche politico-politicienne. L'objectif d'Alain Le Vern (président du conseil régional de Haute-Normandie) et Philippe Duron est d'assurer un point d'avenir à Laurent Fabius pour la prochaine Présidentielle. Je ne dis pas que c'est mal, simplement qu'il faut être lucide et le dire. On m'a reproché d'être trop fidèle à Caen, ce ne sera pas le cas du maire actuel.

Avec du recul, comment expliquez-vous aujourd'hui votre défaite en mars ?

D'abord, par un choix politique : un refus de Nicolas Sarkozy pour certains. C'est aussi le résultat d'une division dont je ne suis pas à l'origine. Quand Luc Duncombe et Philippe Lailler ont voulu la stratégie du chaos, à savoir « on perd et on attend six ans », je pensais qu'ils blaguaient, mais non. Ma vraie grande faute est d'avoir cru qu'il suffisait de faire. Or, il faut communiquer. Là-dessus, j'ai été totalement défaillante.

On vous a aussi reproché une trop grande autorité, de vouloir tout contrôler...

Les gens disent ce qu'ils veulent, vous pouvez les aimer sans qu'ils vous aiment. Monsieur Duron a tellement délégué qu'il ne va s'occuper de rien. Je travaillais 15 à 17 heures par jour. Or, quand vous connaissez les sujets, vous dérangez. J'ai agi comme j'aurais dû le faire. Mon seul ennemi, c'est le temps. J'exige de Monsieur Duron qu'il rapporte autant de moyens de l'État que moi, comme ces 170 M€ pour la transformation des quartiers.

Nulle remise en cause, donc, concernant votre image ?

Il faut croire que je suis de bonne influence. On me dit que Monsieur Duron voyage, comme je le faisais, à côté de son chauffeur. Monsieur Duron a une bonne image ? Alors il vaut mieux bien vivre, ne rien faire, dire oui à tout le monde et vous serez réélu...

Quels sont vos rapports avec votre équipe de campagne aujourd'hui ? Vous sembliez bien seule au soir de la défaite...

Excellents. Je vois tous les élus de l'opposition sauf Luc Duncombe. Le temps doit être profitable, or avec lui c'est l'impasse. Le soir du deuxième tour, mes colistiers étaient abattus et la tension était telle qu'il valait mieux que je traverse la salle seule.

Reviendrez-vous siéger au conseil ? Et si oui, quand ?

Oui, au prochain conseil le 23 juin. Je n'ai pas voulu avant pour éviter les commentaires stériles. Cela dit, le nombre de 21 adjoints m'interroge. Je reviens évidemment jouer un rôle prépondérant dans l'opposition. Le positionnement économique de la ville et son expansion sont un sujet primordial.

D'autres élections arrivent : les sénatoriales à la rentrée, les régionales dans deux ans. Comment vous positionnez-vous ?

Je suis en attente. Dans le discours de la reconquête. Il est trop tôt pour décider, mais j'ai toujours envie de servir. Si Caen avait été le seul échec du parti, je serais en très mauvaise posture, mais ce n'est pas le cas. Or personne n'a remis en cause mes capacités. Financièrement, je remets à Philippe Duron une situation idyllique."

Recueilli par Raphaël FRESNAIS.
Ouest-France

LORD

Messages : 6905
Date d'inscription : 16/12/2007
Age : 53
Localisation : NORMANDIE en PEURCHE

Voir le profil de l'utilisateur http://mytrojanspace.musicblog.fr

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum