Unification en Normandie... euh non... en Alsace.

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Unification en Normandie... euh non... en Alsace.

Message par LORD le Jeu 12 Mai - 14:41

Boujou.

Les élus du Haut Rhin et du Bas Rhin ont voté le regroupement de ces deux départements en une seule entité: L'Alsace!!! Voila ce que nous aimerions voir par ichin et surtout ne venez donc pas dire que ce n'est pas possible... sauf avec une mauvaise volonté affichée. Rolling Eyes

Voir ci-dessous l'article des "Dernières Nouvelles d'Alsace" :

"Philippe Richert, poussé par les groupes PS et Europe Écologie du conseil régional à organiser le débat sur les institutions promis en début de mandat, a voulu en faire un événement plus marquant qu’une réunion ordinaire de l’assemblée. Plusieurs centaines de personnes assisteront au débat, retransmis en direct sur France 3 Alsace (**), dans l’hémicycle et dans le hall de la maison de la Région.

Dans le rapport intitulé « construire l’Alsace du XXI e siècle » qui sera soumis à la discussion des élus, le président du conseil régional propose de « penser collectif » et de dépasser « les querelles partisanes, vaines et mesquines ». Le débat, ajoute-t-il, n’appartient pas aux seuls élus du conseil régional et des conseils généraux, mais « à la société civile, c’est-à-dire aux Alsaciens ». Lesquels demandent à 80 % d’être consultés par référendum (voir le sondage Menscom-CSA dans les DNA de mercredi).

Le ministre des collectivités territoriales invite à « avoir le courage d’aller de l’avant » pour franchir une nouvelle étape de la décentralisation qui rende l’action des collectivités plus lisible et plus efficace. « Six structures pour s’occuper des dossiers économiques alsaciens, est-ce bien raisonnable ? » Or, la loi du 16 décembre 2010 a sonné « la fin de l’uniformité territoriale ». L’État, souvent accusé de jacobinisme, encourage les collectivités à s’organiser de façon différente et la loi prévoit le rapprochement entre une région et ses départements.

Que propose, concrètement, Philippe Richert ?

Un seul Conseil d’Alsace, élus et services réunis :

L’expérimentation d’une réunion des conseils régionaux et généraux en un Conseil d’Alsace, avec possibilité de réversibilité ou de pérennisation. C’était acté dans l’accord Richert-Kennel-Buttner du 22 janvier. Elle doit répondre à plusieurs objectifs : renforcer l’identité et la dynamique régionales, permettre des économies de fonctionnement, garantir simplicité et lisibilité pour les citoyens, peser plus lourd vis-à-vis de Paris et des régions voisines, simplifier les prises de décision et les circuits administratifs, éviter la concurrence entre collectivités.

« Ce qui est réuni, ce sont les élus, les services, les directions administratives et les moyens des trois assemblées ».

Des conseils départementaux et des conseils de territoires :

Les départements ne disparaissent pas pour autant. Les services ne seraient pas concentrés sur un seul site mais répartis entre différents pôles. Le Conseil d’Alsace pourrait comprendre en son sein deux conseils départementaux, composés des conseillers territoriaux de chaque département qui « exerceraient des attributions définies par le Conseil d’Alsace en vertu du principe de subsidiarité » (mais ce ne seraient plus des conseils généraux autonomes). Des responsabilités seraient déléguées aux intercommunalités, avec mise en place de «conseils de territoires.

De nouvelles compétences y compris réglementaires :

De nouvelles compétences seront demandées à l’État, notamment une compétence législative (de niveau réglementaire), ainsi que des compétences spécifiques sur la langue régionale, l’orientation professionnelle, les routes nationales (actuellement gérées depuis Nancy), la médecine et le travail social en milieu scolaire.

Le rapport de Philippe Richert «pose les enjeux et les opportunités », mais rien ne sera imposé. La nouvelle organisation et les anticipations éventuelles de la loi de 2014 passeront par une phase de concertation et de coordination entre les trois assemblées actuelles, ainsi que par la constitution d’un « groupe projet » comprenant conseillers régionaux et généraux, parlementaires, représentants des associations de maires et des agglomérations de Strasbourg, Colmar et Mulhouse, et membres du Conseil économique et social (CESER).

La fusion elle-même, des assemblées, des services et des moyens, ne peut être envisagée avant le renouvellement des élus de 2014. Elle nécessitera l’accord des conseils généraux et du conseil régional ainsi qu’un référendum où le « oui » devra non seulement réunir la majorité absolue des suffrages mais aussi un nombre égal à 25 % des électeurs inscrits.

Claude Keiflin.

(*) A la maison de la Région, 1, place Adrien-Zeller, au Wacken.

(**) Les lecteurs des DNA pourront suivre l’essentiel du débat en temps réel, sur www.dna.fr et réagir aux propos tenus, ce matin à partir de 8h45. A l’issue de la séance, le site proposera une synthèse du débat.

Moi je dis...
http://smileys.sur-l et saluons ce bel exemple...

LORD

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Re: Unification en Normandie... euh non... en Alsace.

Message par carente50 le Jeu 12 Mai - 19:23

Boujou
Oui mais eux n'ont pas Vern de Portsall ,voila la difference de toute façon ils ne voteront jamais pour un non alsacien par contre certains normands!!!

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Réconcilier la géographie pour de vraies régions en France

Message par Florestan d'Hudimesnil le Mer 18 Mai - 2:37

L'un des enjeux de l'après 2012 ou de l'après 2014 sera d'effectuer le véritable ACTE III de la décentralisation (acte 1: 1982 et les lois Defferre; acte 2: 2004 et la loi Raffarin) qui doit être enfin la reconnaissance de vraies régions clairement identifiées et responsables de leurs finances, de leurs compétences et de leurs projets.

L'un des enjeux sera d'opérer la réconciliation des géographies françaises entre celle d'avant 1789 (les provinces) et celle d'après (les départements): la géographie administrative régionale ne doit plus ignorer la "géo-histoire" alors que le découpage départemental de 1790, dans sa grande sagesse, en a largement tenu compte.

Il suffirait donc de retrouver la géo-histoire des anciennes provinces en partant du découpage départemental à condition de rassembler les départements de façon logique!

L'échelon départemental reste nécessaire pour le relai local des politiques sociales sachant que la région devrait être l'acteur principal de l'aménagement du territoire de son développement économique social et culturel.

Les départements ne doivent pas disparaitre en tant que tels: il faudrait simplement remplacer le canton par les intercommunalités mais sur ce point la réforme est en cours...

L'autre enjeu qui demanderait un certain courage politique serait de rompre avec le modèle métropolitain de la "micro-centralisation" autrement dit les "petits Paris de province" avec leurs déserts périphériques pour retrouver les anciens réseaux urbains.

La carte des régions ne doit plus être déduite de la carte des villes préfectures ou celle des "métropoles d'équilibre".


La réactivation des anciens réseaux de villes est même urgente pour l'avenir des territoires situés dans un rayon de 200 km autour de la région parisienne... (les métropoles oubliées: Rouen; Reims; Tours...)

Autrefois, la Bretagne (Nantes-Rennes), la Normandie (Caen-Rouen), la Champagne (Reims-Châlons), la Lorraine (Nancy-Metz) ou la Provence (Marseille-Aix) étaient des régions "bicéphales"

Des départements pourraient fusionner (dans les régions à deux départements: Alsace et Corse, la Haute-Normandie étant elle une "demi-région") ou dans les plus grandes régions (ex: département Savoie en Rhône-Alpes). De même, on pourrait envisager la création d'un département "pays basque" 64 bis en région Aquitaine)

La priorité sera à la réunification des grandes régions historiques les plus clairement identifiées: Normandie à 5 départements et Bretagne à 5 départements (avec Loire atlantique) avec leurs réseaux de villes correspondants (Rouen/Caen/ Le Havre et Rennes/Nantes- St Nazaire/ Brest/ St Brieuc/ St Malo-Dinard)

La conséquence serait une autre réunification:

celle du Poitou retrouvant sa façade maritime complète (Vendée dans Poitou-Charentes)

Et la création d'une nouvelle néo-région "Val de Loire", appellation de site UNESCO beaucoup mieux identifiée que les actuels "PDL" et "Centre". Autour de la remise en route du réseau ligérien, "Val de Loire" pourrait se penser comme une "fédération de départements-province" ainsi:

Sarthe + Mayenne = Maine (Laval- Le Mans)
Maine et Loire = Anjou (Angers)
Indre et Loire = Touraine (Tours)
Indre + Cher= Berry (Bourges)
Loiret + Eure et Loir = Orléanais-Sologne (Orléans)
Loir et Cher = Blésois (Blois)

D'ores et déjà, les comités départementaux de tourisme, radio france et la signalétique des villes de ces départements aux noms un peu trop humides communiquent de plus en plus sur les seuls noms historiques.

On pourra faire la même analyse avec la néo-région "Rhône-Alpes" qui fonctionne déjà comme une fédération de provinces-départements liées par un réseau de ville équilibré tout en étant polarisé par Lyon. Le côté fédératif équilibré le serait encore plus avec la fusion de la Savoie (réseau Annecy-Chambéry + vallées alpines reliées tant à Lyon qu'à Genève ou l'Italie) ou lorsque le Dauphiné aura récupéré son 3ème département (Drôme; Isère et Hautes-Alpes avec un réseau Lyon-Vienne-Grenoble- Valence-Gap)

Justement, ça tombe bien "PACA" (Provence Alpes Côtes d'agneaux) veut changer de nom: "Provence- Côte d'Azur" (en fait Provence + Comté de Nice) aurait toutes les faveurs. Le département des Hautes-Alpes tourné vers Grenoble doit donc retrouver le Dauphiné donc intégrer Rhône-Alpes. Ainsi:

Loire = Forez (St Etienne)
Rhône= Lyonnais (Lyon)
Ardèche= Vivarais
Drôme + Isère + Hautes-Alpes = Dauphiné (Grenoble-Vienne-Valence)
Savoie + Haute-Savoie = Savoie (Annecy-Chambéry + banlieue de Genève)
Ain= Bugey + Gex + Bresse (Bourg + banlieue de Genève)

En conséquence, Provence-Côte d'Azur va se penser comme un réseau de villes littorales reliées par la future LGV Méditerrannée (Avignon-Aix-Marseille-Toulon-Cannes-Nice)

Les autres cas sont plus délicats:

Disparition ou non de la Picardie?
Non car la Picardie est un nom "géo-historique" qui correspond en fait au département de la Somme et à la façade maritime du département du Pas de Calais.
L'Oise est historiquement francilienne (Vexin + Valois): des élus du conseil général du 60 ont déjà réclamé le rattachement de l'Oise à l'Ile de France.
Le sud de l'Aisne est francilien (Brie)

Un compromis possible: L'Oise retourne à l'Ile de France et la Picardie fusionne avec la région Nord-Pas-De-Calais, la nouvelle néo-région pouvant s'appeler "Nord-Picardie" et fonctionner en fédération de province-départements sur l'axe Amiens-Lille:

Somme + Nord de l'Aisne + Ouest du Pas de Calais = Picardie-Vermandois-Thiérache (Amiens -Laon- St Quentin)
Pas de Calais = Artois (Arras)
Nord = Flandres- Hainaut (Lille-Roubaix-Tourcoing- Valenciennes)

Sachant que l'enjeu consistera par renforcer l'axe Paris-Lille par la voie fluviale (Canal européen Seine-Nord) et par la création d'un couloir ferroviaire LGV bis Paris- Londres qui pourrait passer par Amiens et Calais via Rouen et la Normandie

La fin du dédoublement entre Midi-Pyrénées et Languedoc- Roussillon:

La concurrence entre Bordeaux et Toulouse stérilise le Sud-Ouest et deux néo-régions revendiquent l'héritage historique du Languedoc ou du "pays occitan"

Une fusion Midi-Pyrénées-Languedoc serait souhaitable autour d'un axe Toulouse-Montpellier qui retrouverait la position géo-historique fondamentale du pays occitan en tant que isthme français entre Méditerrannée et Atlantique entre Massif central et Pyrénées.
Cette fusion nécessiterait le retour vers la région Aquitaine, des départements-province qui autrefois dépendaient de Bordeaux:

ainsi:
Le Quercy (Lot + Tarn et Garonne)
Réunification de la Gascogne (Landes + Gers)
La Bigorre (Hautes Pyrénées)

à quoi on ajoutera les actuels départements aquitains:
Le Béarn (Pyrénées atlantiques)
Le Pays Basque
L'Agennais (Lot et Garonne)
Le Périgord (Dordogne)
La Guyenne (Gironde)

soit un "grand sud ouest" aquitain de 9 ou 10 départements (+ Pays Basque)

Dans le Grand Languedoc on retrouverait donc la quasi totalité des anciens pays occitans ou languedociens (sauf le Velay -Haute Loire actuellement en région Auvergne et le Rouergue-Aveyron qui autrefois dépendait de l'Aquitaine)

à savoir:
Le Toulousain (Haute-Garonne)
Foix (Ariège)
L'Albigeois (Tarn)
Le Gévaudan (Lozère)
Les Cévennes (Hérault + Gard)
Le Lauragais et la Narbonnaise (Aude)
Le Roussillon ou Pays catalan français (Pyrénées orientales)

soit une grande région occitane à 9 départements

Le cas alsacien est particulier mais la fusion départementale en cours va lancer ce grand mouvement: la Normandie reste en tout cas l'exemple qui parait le moins difficile et le plus évident... quand il faudra expérimenter une fusion régionale après deux fusions départementales (Alsace et Savoie)

Pour le reste la carte des régions resterait inchangée: on pourrait éventuellement envisager la création de la néo-région "Limousin-Auvergne" mais à condition de sérieusement améliorer les liaisons entre Limoges et Clermont- Ferrand

Avec ces modifications, la France métropolitaine passerait de 22 à 17 ou 18 régions...

17 ou 18 "vraies" régions réconciliées avec la "géo-histoire"!

Florestan d'Hudimesnil

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