L'Alsace en exemple...?

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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par NORTHMEN le Lun 8 Avr - 23:01

je radote...(en fait ,je croyais que ce n'était pas passé...)désolé.

NORTHMEN

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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par Watt le Lun 8 Avr - 23:30

Ah oué ?

Mais j'avais le sentiment inverse. Que le bas était plus enclin à la réunification, que le haut.. !
Dans mon entourage, personne n'est contre, bien au contraire, et au travers de ça, ce n'est même pas le sentiment de Nation Normande qui les titillent .. mais c'est surtt incompréhension d'une basse et d'une haute Normandie.

Alors peut-être qu'on n'est pas prêt d'avoir la question se poser. Mais si elle devait l’être. Je pense qu'on serait tous agréablement surpris.
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Watt

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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par NORTHMEN le Mar 9 Avr - 0:13

encore une fois, regardez l'Alsace !!!
tous les sondages étaient positifs!!!
ne vendez pas la peau de l'ours surtout français .....

NORTHMEN

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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par NORTHMEN le Mar 9 Avr - 0:19

ami Watt...
sans mettre en doute ton sondage certainement bien influencé par ton travail,
je parle avec des normands de tous horizons, de toutes régions, étant expatrié, les réponses sont moins, beaucoup moinns évidente, que tu peux le croire...

NORTHMEN

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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par LORD le Mar 9 Avr - 18:18

Boujou.

Climat national délétère, projet "mal ficelé", campagne peu animée : les responsables et commentateurs de tous bords tentaient d'expliquer lundi 8 avril 2013 l'ampleur de l'échec du référendum sur la fusion des institutions régionales de dimanche en Alsace.
Le référendum sur un projet de fusion inédite des collectivités départementales et régionale d’Alsace s’est soldé dimanche 7 avril 2013 par un cuisant échec, du fait de son rejet massif par les électeurs du Haut-Rhin et d’une très forte abstention dans toute l’Alsace, selon des résultats définitifs.

Pour être validé, le projet de collectivité unique d’Alsace (CTA) aurait dû non seulement recueillir 50 % des suffrages exprimés, mais aussi au moins 25 % des inscrits, et ce dans chacun des deux départements.
Or 55,74 % des votants ont rejeté le projet dans le Haut-Rhin, selon des résultats définitifs. Et si, dans le Bas-Rhin, le oui a recueilli 67,53 % des voix, l’abstention a été si forte qu’il n’a rassemblé que 22,90 % des inscrits, selon des résultats définitifs.

75 % d’abstention environ - L’abstention a été forte dans les deux départements : seuls 37,18 % des électeurs se sont déplacés dans le Haut-Rhin, et 35,11 % dans le Bas-Rhin.

Censé, selon ses partisans, renforcer le poids de l’Alsace, le “oui” partait pourtant favori. Un sondage publié début mars donnait près de trois-quarts de “oui” pour un quart de “non”, même si le camp des opposants était déjà plus fort dans le sud de l’Alsace.

Initialement favorable à ce projet de fusion des deux conseils généraux et du conseil régional, l’opinion aurait “basculé dans les trois dernières semaines”, à en croire son principal promoteur, le président UMP du conseil régional Philippe Richert.
Visiblement éprouvé, il assure toutefois : “Si c’était à refaire, je le referais.”
“Le non est venu dans les derniers jours”, renchérit son principal allié, le président du conseil général du Bas-Rhin Guy-Dominique Kennel, UMP lui aussi.

De fait, “il s’est passé beaucoup de choses dans cette dernière ligne droite” avant le vote de dimanche, souligne le politologue alsacien Richard Kleinschmager. Et de citer la mise en examen de l’ancien président Nicolas Sarkozy, puis le scandale lié à l’ancien ministre socialiste Jérôme Cahuzac, qui a eu selon lui un “effet délétère sur le climat politique”.

Mal ficelé, à contre-temps - Mais avant tout, selon le conseiller général socialiste du Bas-Rhin Raphaël Nisand, qui appelait à voter non, “il s’agissait d’un projet mal ficelé, à contre-temps, et qui ne répondait à aucune des urgences de l’heure”.

Pour l’éditorialiste des Dernières Nouvelles d’Alsace Dominique Jung, effectivement, “une question sur l’architecture des institutions a forcément laissé de glace ceux pour qui il n’y a qu’une urgence, le chômage”.

Continuer le travail de persuasion - Philippe Richert a aussi confié à l’AFP éprouver “le sentiment d’un grand gâchis”.
Le président de l’UMP Jean-François Copé s’est dit “déçu”, estimant qu’il fallait “continuer le travail de persuasion car cette réforme était bonne pour l’Alsace et pourrait l’être aussi pour toute la France”.

Le PS a mis le rejet sur le compte d’un “manque de dialogue” et des “querelles personnelles des responsables de la droite locale”. L’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC) s’est pour sa part félicité du “grand bon sens” des Alsaciens.

“En Alsace, le peuple s’est levé face à la caste qui voulait lui vendre à la-va-vite un projet conçu dans les couloirs de Bruxelles au bénéfice de l’Europe anti-nationale des régions”, s’est réjouie la présidente du Front national Marine Le Pen.

“C’est une immense gifle pour les partisans d’une France à plusieurs vitesses, fascinés par le prétendu ‘modèle allemand’”, a commenté le Parti de Gauche, qui agitait avec des syndicats comme FO et la CGT le risque d’une possible remise en cause du droit du travail national.

“Ce résultat est aussi à mettre en relation avec le climat général, la crise, et l’affaire Cahuzac a indiscutablement eu un effet”, a estimé M. Richert. Les retombées de l’affaire de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, sont également citées par le président du conseil général du Haut-Rhin Guy-Dominique Kennel. “Aujourd’hui, c’est incroyable le nombre de fois où on m’a parlé de l’affaire Cahuzac”, a-t-il confié à l’AFP.

Les élus devront continuer à travailler ensemble - “Si la méthode de la fusion a été rejetée, les élus départementaux et régionaux devront continuer à travailler ensemble pour l’Alsace”, a estimé le président du conseil général du Haut-Rhin, l’UMP Charles Buttner.

Au niveau local, Philippe Richert avance aussi comme explication “un discours d’inquiétude, de peur sur l’avenir du département du Haut-Rhin”, nourri notamment par le maire (UMP) de Colmar Gilbert Meyer, qui avait brandi le risque d’une suppression de la préfecture, pourtant pas à l’ordre du jour.
Colmar a d’ailleurs voté non à 60 %. Mulhouse en revanche a voté oui à 50,17 %.

Les socialistes de Strasbourg, îlot de gauche dans une région très majoritairement de droite, regrettaient pour leur part qu’au terme de tractations visant à ménager les susceptibilités du Haut-Rhin, le siège du futur exécutif régional soit projeté dans le chef-lieu de ce département, Colmar, au lieu de la capitale régionale historique.

Flou et confus - A Strasbourg, où le oui l’a emporté avec 70,96 % des suffrages exprimés, le maire Roland Ries (PS) a révélé sur son compte Facebook qu’il avait voté blanc. Tout en se disant favorable au principe, il a expliqué l’échec du référendum par le caractère “flou et confus” du projet.

Selon Philippe Breton, après une campagne très “retenue”, il y a eu enfin un “réveil sur des bases politiques, un sursaut nationaliste, à l’opposé des régionalistes”. L’évènement marquerait pour lui “la fin d’une époque, du mythe d’une Alsace identitaire”.

Méthode technocratique - Pour le député socialiste strasbourgeois Philippe Bies, le niveau record de l’abstention est “lié à la méthode technocratique qui a été utilisée”. “Il s’agissait d’une réforme qui paraissait faite par et pour des élus, élaborée en catimini par quelques uns, alors qu’il aurait fallu impliquer la population, les maires”, renchérit son collègue conseiller régional PS du Haut-Rhin Antoine Homé.

Ces deux socialistes – dont le premier avait choisi le non et le deuxième le oui – sont loin d’être les seuls à dénoncer aussi le “double langage” du président du conseil général du Haut-Rhin Charles Buttner (UMP), dont les tergiversations ont fait traîner le projet pendant des années, le rendant à chaque fois plus complexe.

Il ne reste plus d’autre choix à l’Alsace maintenant que de s’inscrire dans le cadre de “l’Acte III de la décentralisation” annoncé par le gouvernement.
Philippe Richert regrette déjà que ce ne sera pas à l’Alsace tout entière mais au seul conseil général du Bas-Rhin qu’il incombera de négocier avec l’agglomération de Strasbourg, îlot socialiste dans une Alsace très majoritairement de droite.

Le président François Hollande a annoncé à l’occasion d’une visite au Parlement européen en février que Strasbourg allait être dotée d’un statut d’”eurométropole”, aux pouvoirs étendus mais qui restent à préciser.
Plus petite région de France, l’Alsace était la première à utiliser une possibilité ouverte par la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010.
Déjà en 2003, les électeurs corses avaient rejeté par référendum un projet comparable.

Désormais, “la question du millefeuille (administratif) reste ouverte. Nous avons raté le coche pour dix, quinze ou vingt ans”, a regretté Philippe Richert. L’ancien ministre des Collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy avançait comme exemples la possibilité future de mieux coordonner la gestion des transports publics régionaux, celle des collèges et lycées, ou de prestations sociales.

AFP.
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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par LORD le Mar 9 Avr - 18:25

Boujou.

Ce dimanche 7 avril 2013, les Alsaciens ont dit non à la fusion de leurs deux départements et de leur Région administrative en une «collectivité territoriale unique» calquée sur les Länder d'Outre-Rhin. Ils ont été à peine 40% à se mobiliser pour le référendum et moins d'un quart des votants ont voté oui en dépit de la pression médiatique.

On leur promettait une «économie» de moyens sur la base d'un raisonnement simpliste : si l'on supprime les départements, on supprime aussi les services dont ils ont la charge (dans les faits, on se contente d'en transférer la gestion à une autre entité). En réalité, c'était une coûteuse «usine à gaz» qui se profilait, sans véritable allègement du «mille-feuille territorial», avec au mieux une diminution de 10 à 20% du nombre d'élus mais aucune diminution d'emplois administratifs et la création de quelques nouvelles entités intermédiaires. Autrement dit, beaucoup d'agitation pour un bénéfice minime ou nul.

Ce qui se cachait derrière cette démagogie était autrement plus grave : c'était un programme méthodique de déconstruction des nations - et de la République française en particulier - au profit d'une «Europe des régions» gouvernée par Bruxelles et dont chacun, d'Athènes à Madrid en passant par Rome, peut mesurer l'inefficacité et l'opacité démocratique.

D'ores et déjà, les promoteurs de la future Alsace promettaient d'étendre la «coopération transfrontalière» avec le Land allemand voisin du Bade-Wurtemberg dans le cadre d'une «Euro-Région» qui se serait émancipée de Paris et de la solidarité nationale.

La démocratie mépriséeLa classe politique (élus, hauts fonctionnaires et journalistes) s'était convaincue que les électeurs la suivraient dans ce projet. Les sondages ne promettaient-ils pas, contre toute vraisemblance, un taux d'approbation de 75% ?...

C'était sous-estimer la désillusion des électeurs face aux «lendemains qui chantent» mais aussi leur attachement à des départements devenus, avec le temps, des circonscriptions solides (à l'image des cantons suisses, qu'ils dépassent en taille). C'était aussi sous-estimer la rivalité entre Strasbourg et Colmar (sans surprise, les électeurs du Haut-Rhin ont très nettement rejeté le projet de collectivité unique).

Le référendum alsacien traduit la méfiance populaire à l'égard d'un choix hasardeux imposé par les «élites». Comme en 2005 sur le traité constitutionnel européen. L'échec flagrant de celui-ci, rebaptisé traité de Lisbonne, tout comme l'échec dramatique de la monnaie unique, introduite de justesse par le traité de Maastricht, justifient amplement cette méfiance.

La classe politique, prise en flagrant délit d'incompétence, évoque une conjoncture défavorable (les électeurs, croit-elle, votent d'après leur humeur du moment et non selon leur intelligence) ; elle dénonce la montée du «populisme» sans voir qu'elle en est directement responsable par ses choix (et l'on ne parle pas ici des affaires de corruption et de fraude fiscale).

Elle se justifie enfin en usant du pire argument qui soit : le mépris. Si les électeurs votent Non ou s'abstiennent, c'est qu'on leur a mal expliqué les choses ; la «pédagogie» était mauvaise !

Employé par tous les élus, des écologiste à la droite conservatrice, le mot «pédagogie» montre que ces notables - et les médias à leur service - considèrent les citoyens comme des enfants qu'il faut éduquer et mettre dans le droit chemin.

Fragilisés par leurs échecs, ils ont la tentation de vider la démocratie de son contenu et de n'en garder que l'apparence, en généralisant par exemple le scrutin à la proportionnelle, qui réserve le choix des candidats aux appareils des partis.

Joseph Savès. Hérodote.com
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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par Le Goublin le Mar 9 Avr - 23:53

Ce qui se cachait derrière cette démagogie était autrement plus grave : c'était un programme méthodique de déconstruction des nations - et de la République française en particulier

Lord, sais-tu quel parti politique, média, lobby etc etc a usé de cet argumentaire?
Merci


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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par LORD le Mer 10 Avr - 13:35

Non, c'est sensé être l'avis d'un prof d'histoire (géo politique)... à priori un québequois.
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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par chtinormand le Mer 10 Avr - 19:22

chtinormand a écrit:" La crise" au secours de la réunifi......, euh, je veux dire: cause de la fusion des conseils généraux!!!! Parfois le destin prend des chemins de traverse .... Le pragmatisme économique ne nous fait plus prendre pour de doux réveurs, nous autres les partisans de la réunification. Il faut aussi noter que l'opinion alsacienne fait mentir les opposants au principe du referundum conçernant notre réunification. Vivement notre tour!!! Boujou
J'en mange mon chapeau !!! Embarassed
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Re: L'Alsace en exemple...?

Message par NORTHMEN le Mer 10 Avr - 23:41

la déconstruction de la France......?
mais c'est ce que je souhaite !
la réunification n'est qu'une étape....l'autonomie en est une autre....
l'indépendance, la finalité.
ce qui arrivera à la france n'est pas notre problème....
seule la Normandie et son avenir est important pour notre culture, notre peuple, notre pays....la Normandie.

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