Les hectares Normands coutent chers... en problèmes!!

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Les hectares Normands coutent chers... en problèmes!!

Message par LORD le Ven 20 Fév - 14:34

Boujou.

"La cohabitation entre particuliers qui veulent des hectares pour leurs chevaux de loisirs et agriculteurs n'est pas toujours aisée.
Peu d'installations.

Le phénomène est commun à toute la région, peu de jeunes agriculteurs sont candidats à la reprise d'une exploitation agricole. Et ils sont particulièrement peu nombreux dans tout le pays d'Auge : deux exploitations sur trois ne sont pas reprises, 25 % d'entre elles ont disparu entre 2001 et 2005. Une tendance qui va s'accentuer avec de nombreux départs en retraite d'ici 2010. « Il y a beaucoup d'exploitations qui ne sont pas transmissibles : moins de 70/80 ha, peu de droits à produire », note Jean-Luc Laigre, président FDSEA du canton de Vimoutiers. Elles sont happées par les plus grandes.

Cher foncier.

Les terres sont aujourd'hui convoitées par les agriculteurs mais aussi des particuliers, soit pour la construction d'une habitation, soit pour l'achat d'une dizaine d'hectares pour leurs chevaux. Double problème pour les agriculteurs : cela divise une exploitation qui devient trop petite pour être reprise. Et cela fait monter les prix de l'hectare de terre. « Ils sont obligés de s'aligner sur le prix fort, parfois c'est le double de la valeur réelle », souligne Jean-Luc Laigre.

Conséquences.

Moins d'exploitations ne signifie pas forcément moins de production, les structures étant plus grandes. Mais la surface agricole utilisée diminue. Cette évolution préoccupe tout de même les acteurs de la filière agroalimentaire. « Si le potentiel agricole disparaît, les industries disparaîtront à leur tour », résume Genièvre François, conseillère à l'Adasea du Calvados et de la Manche (l'Association départementale pour l'aménagement des structures des exploitations).

Solutions.

« Il faut sensibiliser les chefs d'exploitation qui ont plus de 53 ans », affirme Fabienne Ferrey, présidente du conseil de développement de l'association Pays d'Auge expansion. En partenariat avec l'Adasea et la Chambre d'agriculture du Calvados, elle veut inviter les agriculteurs approchant l'âge de la retraite à signer la déclaration d'intention de cessation d'activité. En amont, un audit permettra de chiffrer les besoins. « Les exploitations sont de plus en plus importantes, il va falloir réfléchir aussi à la façon de transmettre ces unités. Car un jeune qui s'installe ne pourra pas tout racheter d'un coup », conclut Jean-Luc Laigre.

Isabelle BOIS et Angélique CLÉRET.
Ouest-France


Dernière édition par LORD le Dim 18 Juil - 12:10, édité 1 fois

LORD

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Re: Les hectares Normands coutent chers... en problèmes!!

Message par LORD le Ven 6 Mar - 11:12

Boujou.

"Dans le triangle Annebault, Branville et Danestal, dans le pays d'Auge, la lutte pour la terre est âpre, entre promoteurs et agriculteurs. Les arbitrages de la Safer sont contestés.
« 20 000 € l'hectare ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval ! » Devant les portes fermées de l'agence de la Safer (Société d'aménagement foncier et rural) de Basse-Normandie à Lisieux, une quinzaine de militants de la Confédération paysanne manifeste son écoeurement. Au même moment, à Caen, le conseil d'administration de la Safer, présidée par Jean-Pierre Fontaine, agriculteur à Montabard (Orne), décide de se « défaire » de 18 ha de terres qu'elle porte dans la commune de Danestal, au Sud-Est de Deauville, en retrait du littoral et proche de l'Autoroute A13.

Ces 18 ha devaient être attribués prioritairement à un jeune agriculteur. Mais celui-ci ne peut plus évidemment garantir le financement des 400000€ exigés. La Safer se retourne vers la société Claude Jean investissements, candidate à l'acquisition, à la condition (sous peine d'annulation), « qu'elle s'engage à louer l'équivalent de ces 18 ha par bail à long terme à un jeune agriculteur », insiste Jean-Pierre Fontaine.

Triangle d'or:
Comment s'est constitué, au fil des ans, ce triangle d'or du foncier, entre Danestal, Annebault et Branville, défrayant régulièrement la chronique, amenant la Safer à proposer de tels prix de vente? « Si la Safer n'était pas intervenue, martèle Jean-Pierre Fontaine, il n'y aurait plus du tout d'agriculture dans le secteur. »
Au début des années 1990 on évoque dans ces communes la création d'un golf et de zones d'habitat. La Safer est sollicitée pour mener une étude foncière et agricole, afin d'en mesurer l'impact sur l'activité agricole. Elle achète des terres au prix du marché pour les réserver aux agriculteurs qui perdraient leurs parcelles sur lesquelles sera aménagé le golf.

Mais après la construction d'un centre « Pierre et vacances », une compétition s'engage entre deux promoteurs. Entre-temps au début des années 2000, la commune d'Annebault prévoit de lotir de nouveaux terrains. Le prix de l'immobilier s'envole.
Aujourd'hui, après moult transactions et litiges, les maires d'Annebault et Branville, élus en mars 2007, en appellent au préfet, pour « élaborer dans la sérénité et en toute objectivité nos documents d'urbanisme. Certains en évolution, d'autres en création. Il devient impossible de les formuler tant la pression est devenue importante. »
Ces 18 ha de terres, à prix d'or, sont stratégiques dans le puzzle qui conduira à créer le golf. La crise immobilière risque toutefois de freiner les projets. Les agriculteurs, protégés par des baux à long terme, ne sont-ils pas les plus aptes à entretenir ces zones rurales? En attendant, le plus tard possible, la prochaine vague spéculative."


François LEMARCHAND.
Ouest-France

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Re: Les hectares Normands coutent chers... en problèmes!!

Message par LORD le Dim 18 Juil - 12:11

Boujou.

Alerte à la diminution des terres agricoles :

Comme l’avait fait la Safer de Basse- Normandie, les Jeunes Agriculteurs s’inquiètent fortement de la disparition accélérée des terres agricoles au profit d’autres usages: logements, routes, zones commerciales, équipements divers.
Dans la Manche en particulier, le syndicat constate que chaque seconde, 24 m2 de terres agricoles disparaissent.
Et de poser la question : Comment nourrir une population croissante, garantir la biodiversité et la vitalité de nos territoires avec moins de surface agricole disponible ?

Espaces agricoles :

Dans ce département, où l’agriculture est au second rang des activités économiques, les Jeunes Agriculteurs craignent aussi que ce phénomène contribue à freiner l’installation des jeunes, d’autant que la pression foncière fait augmenter le prix des terres.

D’où une sonnette d’alarme tirée à l’occasion de la discussion à l’Assemblée nationale de la loi de modernisation agricole, un texte qui envisagerait une taxation du foncier. Parlementaires, maires des chefs-lieux de cantons et présidents de communautés de communes ont ainsi reçu des courriers pour attirer leur attention sur ce problème. Mais la loi de modernisation agricole propose aussi la création d’une commission départementale de la “consommation des espaces agricoles“ qui rendra un avis à chaque fois qu’un projet d’aménagement pourrait se traduire par une perte de terres vouées à l’agriculture.

Enfin, les documents d’urbanisme devraient afficher des objectifs de réduction de consommation de foncier. Dans la foulée, les Jeunes Agriculteurs ont dénoncé par voie d’affichage les abus dans les cantons.
De leur côté, les Safer estiment qu’il faut revoir les pouvoirs qu’ont les communes de définir les zones constructibles.

La Manche Libre.

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Re: Les hectares Normands coutent chers... en problèmes!!

Message par crosman le Dim 18 Juil - 13:35

moi je veux byi acataer eune vergée pou' les moumyis et les bercas

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Re: Les hectares Normands coutent chers... en problèmes!!

Message par LORD le Jeu 22 Juil - 16:42

Boujou.

Les nouvelles constructions grignotent l’équivalent d’un département tous les 7 ans




La diminution de l'espace agricole et naturel s'accélère au profit des espaces construits: les champs et les forêts perdent l'équivalent d'un département tous les 7 ans et non plus tous les 10 ans, selon une étude Agreste Primeur, publiée par le ministère de l'Agriculture.

Selon cette étude publiée le 21 juillet 2010, les espaces construits, appelés « sols artificialisés » (sols bâtis, routes, carrières, terrains vagues, équipements sportifs) ont progressé de 259.000 hectares entre 2006 et 2009. Cela représente 86.000 hectares par an en moyenne, soit 236 hectares par jour, soit encore la superficie d’un département français moyen (610.000 ha) tous les 7 ans. Entre 1992 et 2003, la progression moyenne des espaces artificialisés était de 61.000 ha par an, soit un département tous les 10 ans, selon Agreste.

Actuellement près de 9% du territoire est artificialisé, poursuit cette étude. Les départements les moins construits (inférieur à 3%) sont les Alpes-de-Haute-Provence, la Corse-du-Sud et les Hautes-Alpes. A l’opposé, Paris et sa petite couronne sont construits à 75%. Plus encore que le bâti, ce sont surtout le sols revêtus ou stabilisés (routes, cours de ferme, ndlr) et les sols enherbés artificialisés (espaces verts urbains, équipements sportifs, ndlr) qui grignotent les sols agricoles, selon Agreste.

Les sols cultivés occupent encore 35% du territoire, les sols boisés 31% et les surfaces toujours en herbe (affectées à l’élevage) 17%, les landes, friches et maquis 5%, et les sols nus naturels ou sous les eaux 3%. La forêt française ne perd plus de terrain mais n’en gagne plus non plus. Elle est passée de 14,2 millions d’hectares en 1992 à 15,1 millions en 2006, année depuis laquelle elle s’est stabilisée.

Sorce: La Gazette.fr

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